Qui sommes-nous ?
La ferme du Trait Fachet est située en basse vallée de l’Ariège, à 35 km au sud de Toulouse, sur les coteaux de Miremont.
La ferme apparaît déjà sur les cartes de 1870. La partie ancienne du bâtiment est en terre crue en alternance de galets et de briques cuites, construction typique de la région toulousaine. Ferme en polyculture élevage jusque dans les années 1980, elle a ensuite accueilli un élevage de chevaux (NERAK) jusqu’en 2022.
Les anciens du village prononcent le Fatchette mais pour nous c’est le Trait Fachet !
QUI ?
Nous, Claire et Jean, sommes arrivés en mars 2023 et avons créé la ferme aromatique du Trait Fachet.
Après une quinzaine d’années dans le domaine de la méthanisation pour Claire et la construction bois pour Jean, l’envie d’autre chose était de plus en plus prés(s)ente.
L’ensemble des terres représente 12 ha avec beaucoup de prairies et de bois.
Nous avons 4 ânes et 3 chèvres qui pâturent, nous aident dans l’entretien des prairies et nous fournissent du crottins pour amender le sol.
QUOI ?
Nos produits
Les plantes aromatiques sont cultivées sur une petite surface, environ 1500m2. Nous cultivons une trentaine d’espèces différentes et pratiquons également la cueillette sauvage pour le genièvre notamment.
Toute la ferme est en agriculture biologique, nous n’utilisons pas d’engrais de synthèse ni de pesticide.
Le travail du sol, le désherbage et la cueillette sont essentiellement manuels. Nous avons récemment acquis Melchior, un âne de travail, éduqué chez Céline et Nicolas Salviac à Arbas. Nous nous sommes
formés et travaillons de plus en plus avec Melchior pour désherber, préparer de nouvelles lignes.
Après les récoltes, les plantes sont installées sur des claies dans le séchoir équipé de ventilation et déshumidification. Elles sont ensuite triées puis stockées pour être ensuite utilisées pour la composition des tisanes, des aromates ou du Gin.
Pour la fabrication du Gin, nous mettons à macérer les plantes dans un alcool de blé biologique puis nous le distillons dans un alambic en cuivre. Le Gin est élaboré selon les principes d’un London Dry Gin, sans arôme, uniquement des plantes à la macération, sans sucre et distillé.
De la plantation au séchoir
COMMENT ?
La traction animale
C’est lors d’une formation de l’Arbre à la poutre en Ariège que j’ai découvert la traction animale avec l’association Ecorce.
L’année suivante, j’ai (ré)appris la culture des arbres par la sylviculture mixte à couvert continu (la SMCC) avec Gaëtan Du Bus.
Désormais c’est sûr, le bois de notre modeste forêt sera sorti en traction animale ou restera en libre évolution !
Notre forêt n’a pas suffisamment de gros bois nécessitant un cheval lourd, un Trait du Nord par exemple.
Les travaux agricoles concernent principalement le travail du sol pour l’ouverture de nouveaux jardins de plantes aromatiques et le désherbage.
A l’occasion un peu d’attelage agricole et quelques perches à tirer pour notre bois de chauffage.
En poursuivant la formation portage puis débardage à cheval chez Véronique Maurin à Irazen en Ariège, nous avons choisi de nous orienter vers un âne : plus petit qu’un cheval, un matériel plus abordable, c’est le bon compromis.
La traction animale est un moyen efficace de sortir du bois de nos forêts. Elle permet d’éviter de tasser le sol, ce que font irrémédiablement les lourds engins d’abattage ou de portage.
Nous l’avons trouvé à Arbas, chez Nicolas et Céline Salviac qui élèvent des ânes des Pyrénées pour le lait d’ânesses, la randonnée en montagne et pour les métiers autour de la traction animale.
Melchior est arrivé en juin 2025, c’est un grand âne des Pyrénées de type Catalan. Il est éduqué pour le portage, la traction agricole (outils), et même pour l’attelage.
Nous lui faisons tirer ses bottes de foin pour débuter et nous irons débusquer le bois abattu l’hiver dernier. Nous allons planifier les travaux côté cultures en fonction de ce nouveau collègue magnifique.
A suivre !
Pour aller plus loin